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Pierre BARTOLI
Semaine du 20 au 26 mai 2011

L’été se pointe depuis quelques jours sans que le printemps ne se soit, pour autant, définitivement retiré.
Il fait beau, il fait chaud, la sécheresse annoncée inquiète. Mais les nuits sont fraîches.
Comme si la météo se plaisait à épouser l’environnement politique et social d’une France qui se cherche et s’interroge.
Le vacarme venant de New-York secoue les plus endormis, sans laisser personne indifférent, interpellant tout un chacun.
Toutefois, la présomption d’innocence invoquée aujourd’hui par les ténors socialistes existait aussi pour Eric Woerth, dont on demandait la démission, alors que la justice ne s’est toujours pas prononcée, aujourd’hui !
Comme il convient de penser aussi à la présumée victime. A la justice américaine de se prononcer en fonction des réalités !
La violence au coeur de notre société continue à s’exprimer, touchant des familles comme des élus, à l’image de ce qui se passe partout !
Nous la ressentons avec plus d’acuité chez nous parce que nous sommes des iliens et que nous vivons dans une proximité plus forte qu’ailleurs.
Nulle part, aussi, la violence n’est condamnée avec autant de vigueur qu’en Corse.
Ce paradoxe s’avère être une constante. Il faut en trouver la clef pour rompre l’engrenage de cette spirale mortifère.
Les incantations ne suffisent pas. Et la stigmatisation de la Corse à la mode BHL, jette l’huile sur un brasier qui n’en demande pas tant !
Cela écrit, il n’est jamais inutile de condamner avec force les atteintes aux personnes comme aux biens.
Notre journal se veut solidaire de toutes les victimes de la violence.
Celle qui vient encore de frapper la famille Giudicci à Ghisonaccia et à Lugo di Nazza, en particulier. Elle touche deux élus et leur famille. Inadmissible et écoeurant !
Attention, la France et l’Occident ne mesurent pas les dangers qui guettent à l’horizon nos populations quand on jette la religion aux orties jusqu’à vouloir gommer les images d’une tradition multiséculaire, comme cela se fait allègrement en France au nom de la Sainte Eglise de la «laïcité» à la française.
La France n’a pas tiré la leçon de l’échec depuis les pays de l’Est notamment, de la philosophie qui avait décrété que « la religion était l’opium du peuple » et, par conséquent, devait être combattue !
Le communisme totalitaire a vécu dans ses pays où la religion a repris le dessus.
Non ! « Dieu n’est pas mort », comme le proclamait NIETSCHE ! En tout cas, pas pour tout le monde ! Et heureusement !
Si le monde occidental s’est avachi, s’endormant sur ses certitudes matérialistes, confondant liberté et libertinage ou libéralisme… Il en est d’autres qui se servent de la religion pour conquérir les espaces de «ces belles endormies» que l’on s’ingénue à faire de nos pays !
Le réveil, s’il y en a un, sera brutal et sans retour !


Pierre BARTOLI
Semaine du 13 au 19 mai 2011

Laurent Blanc, sélectionneur de l’Equipe de France, a été mis en cause notamment par son camarade d’équipe, le moralisateur Lilian Thuram. Or Christophe Dugarry, leur camarade connu, nous apprend que, dans l’euphorie de la victoire de l’Equipe de France au stade de France, alors que les joueurs fêtaient la Coupe du Monde qu’ils venaient de remporter, Lilian Thuram lança cette terrible phrase : «Et si nous les blacks, nous faisions une photo avec la Coupe !».
Drôle de réflexe pour ce saint homme ! Que n’aurait-on pas dit, écrit et fait, si une telle réflexion avait été prononcée par un Deschamps ou un autre… Le racisme et le communautarisme, ces cancers de la société, n’ont pas de couleur, pas plus que de frontières, ils sont au coeur de l’homme comme la violence et la méchanceté.
La culture, l’éducation, la religion peuvent en corriger l’expression ! A l’évidence, les valeurs de son éducation chrétienne n’ont pas guidé Lilian Thuram dans ce rôle d’accusateur public que, avec la bienveillance des médias, il se plaît à jouer !
Le racisme anti-blanc, ça existe aussi ! Lilian Thuram apparaît ainsi comme l’un des porte-drapeaux dorés d’une expression tolérée par certains membres de la bien-pensance parisienne !
Or, tout ce qui porte atteinte au respect des personnes est condamnable ! Et nous condamnons aussi cette dérive !
Les propos de Bernard Henry Levy, sur le plateau de Canal +, à l’encontre de la Corse, discréditent celui qui voudrait se faire passer pour la conscience de la bien-pensance parisienne et appellent de la part des autorités de l’Etat une réponse à la hauteur de l’estime que l’on semble accorder à cet ignoble individu, en haut lieu !
Le boycott de la Corse qu’il préconise, je souhaite qu’il en bénéficie auprès des responsables de l’Etat qui ne peuvent laisser l’île ainsi stigmatisée et insultée par ce muffle de salon dont les milliards n’ont pas dû trouver le moyen de s’investir en Corse comme ils sembles pouvoir le faire dans les pays pour lesquels il s’engage avec tant de passion !
Honte à vous, Bernard Henry Levy ! Préconisez donc que l’on ne visite plus Paris ou Marseille, ou n’importe quel village de France où se produisent en un jour plus de drames sordides qu’en Corse en une année !
Même si toute atteinte aux biens et aux personnes ne se mesure pas à l’aune du quantitatif ! Mais ce simple constat suffit à renvoyer le golden-boy de la bien-pensance à ses éructations de salon !
La liberté d’expression s’arrête au respect dû aux populations, et donc aussi et même à la Corse !
Le racisme anti-Corse ne souffre pas d’indulgence ! Ça suffit !
Camille de Rocca Serra, député, a réagi à ces propos indignes à travers une lettre adressée au Ministre en charge du Tourisme ! Il lui demande d’interpeller le gouvernement.
La Corse attend que le silence qui a entouré cette attaque envers la Corse ne soit pas le tombeau de ses espérances !


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